Tulum et l’incroyable réserve de Sian Kaan

Notre road trip dans la péninsule du Yucatan au Mexique nous a conduit dans ce petit coin de Paradis.
Première partie du voyage :

DANS LES ENVIRONS DE TULUM

Le site archéologique de Tulum

Cet ancien site maya est très prisé des visiteurs. Et pour cause il représente la culture maya dans la péninsule du Yucatan et il est le seul de tous les temples maya à se trouver au bord de la mer, et quelle mer…
Sa situation permet des photos sur-réalistes mais magnifiques de ces vieilles pierres avec le bleu turquoise de la mer des caraïbes.

Des inscriptions datant du VIe siècle ont été découvertes ce qui permet de dater le site. La plus part des bâtiment ont cependant été construits plus tard, dans les années 1200. A l’époque où Tulum, ou plutôt Zama de son ancien nom était à son apogée. En maya cela signifiait « lever du soleil ». Rien d’étonnant puisque celui ci se levait (et se lève toujours d’ailleurs) à l’est, depuis la mer.
Le site est ouvert tous les jours de 8h à 17h. Vous pouvez y accéder plus tôt en payant un supplément. Cela permet de ne pas se bousculer avec tout le monde, et vaut vraiment le coup. Nos enfants ne sont pas suffisamment lèves tôt alors cette option n’a pas été possible pour nous.

Seul bémol pour nous. Il y a beaucoup de touristes et comme avec les enfants il nous est difficile de faire les ouvertures et bien on a droit aux bains de foule.

Pour se rendre au site archéologique de Tulum

Empruntez la carretera 307 et suivez les indications pour le « site archéologique de Tulum ». Vous ne pouvez pas le manquer. Si vous arrivez depuis le nord (Cancun, playa del carmen) il se situe avant la ville de Tulum sur votre gauche. Si vous arrivez depuis le sud (Ville de tulum, Chetumal) l’entrée se situe sur votre droite..

Tarif du site archéologique de Tulum

L’accès au site varie selon ce que vous souhaitez. Seulement ruines, ruines + cenote + ruines + cenote + plage.
Cela commence à 57 pesos, ce qui correspond à environ 2€50. C’est pas la ruine !!! ah ah ah !!!
Si vous souhaitez filmer à l’intérieur prévoyez 45 pesos supplémentaires.

Astuce : Stationner gratuitement au site archéologique de Tulum

Bien sur, il y a les parkings payants. Mais voici une astuce que nous avons utilisé les huit fois où nous y sommes allés. Lorsque vous arrivez au site, et qu’il se trouve sur vote gauche, au lieu de tourner à gauche pour entrer dans ce qui va être les différents parking, tournez à droite (si vous arrivez depuis playa del carmen, sinon tournez à gauche). A l’entrée de la route se trouve un petit parking (où l’on trouve toujours de la place) et où quelques intelligents se garent. Quelques minibus qui attendent la fin du tour de leurs passagers et quelques visiteurs. Cela ne rallonge pas beaucoup la marche jusqu’au site, nous avez simplement à traverser la route. Vous vous évitez donc 100 pesos de parking.

Plan site archéologique de Tulum

 

Sport et aventure proche de Tulum

A 15 minutes au nord de Tulum se trouve une petite entreprise familiale qui exploite remarquablement bien son domaine. Il s’agit de Selva maya eco adventure. Nous avons testé leur excursion et n’avons pas été déçus. Mis au défi par Bion 3 énergie continue de tester notre énergie nous avons choisi ce combiné aux avis unanimes.
Tyroliennes, accrobranche, escalade, rappel, baignade dans un cenote semi souterrain puis dans une grotte qui s’est avéré parmi la quinzaine de cenotes que nous avons fait être le plus beau.

Nous nous sommes bien régalés et avons apprécié d’être en tout petit groupe. Nous étions tous les 4, avec une famille de Californie, les parents et leur fille ado, et une maman voyageant avec ses deux adolescents aussi et un jeune homme franco-britanique. Vraiment pas beaucoup et un super groupe !

Nous avons commencé par rejoindre le « camp de base » enfoncé dans la jungle par un ancien combi volkswagen qui plusieurs fois a refusé de démarrer et à mis tous les hommes du groupe à contribution pour pousser. Nous sommes donc arrivés sous l’immense palapa et sommes partis pour 9 tyroliennes et accrobranche pour ensuite arriver à un mur d’escalade ou nous avons fait la course pour rejoindre le haut, puis descente en rappel un par un. Nous sommes ensuite allés nous baigner dans un cenote, puis un second. Les deux étaient magnifiques, mais attention aux centaines de moustiques qui gardent l’entrée du second.
Prévoir impérativement de l’anti-moustique, car ca n’est pas le seul endroit où l’on se fait dévorer.

Les tours se font soit à 9h soit à 13h et durent environ 4h.

Prix : 80 $ USD par personne. Cela reste relativement bon marché pour tout ce que nous pouvons y faire et le fait que le « repas » et les boissons soient inclus et la situation géographique du lieu (en pleine rivera maya, ça se paye).

Nous avons ensuite rejoint la grande palapa où nous avons pu manger quelques tacos (au pas de course).

Ce que nous avons aimé : Le lieu, le petit groupe, le personnel souriant et heureux de leur job, les activités diverses, la beauté des cenotes.

Ce que nous avons moins aimé : Le coté rapide. Nous avons fait les cenotes rapidement, pas le temps de prendre des photos correctement ni de se baigner seul pour apprécier le lieu (surtout au deuxième qui le méritait bien), et avons à peine eu le temps d’avaler deux tacos, les enfants n’ont pas eu le temps de manger du tout.

 

TULUM

Tulum est le lieu Bobo par excellence. Tout y est à la fois très raffiné, élégant, nature, écolo et soyons honnête, assez cher. Les plages sont sublimes et tout le monde circule joyeusement à vélo. Le cliché parfait, et portant on a adoré. Le choc a d’autant plus été immense que nous avions déjà fait Cancun. Cancun, ville pas franchement accueillante. Ce n’est qu’une continuité d’hôtels de luxes dont on ne voit que les devantures et la « ville » en elle même n’a rien de très agréable.

La ville de Tulum en elle même n’a rien de très chaleureux si vous n’êtes pas sur le bord de la mer. C’est vraiment L’ENDROIT à voir, et c’est de lui dont on va vous parler.

Le cout de la vie à Tulum est très largement inférieur à celui de la France. A l’exception des hôtels. Comptez facilement 200 € minimum si vous voulez un hôtel correct au bord de l’eau. A noter que prendre un hôtel dans le centre de Tulum ne vous permet pas de vous rendre à la plage à pieds. C’est moins cher mais c’est loin, vraiment loin.


source : www.ou-et-quand.net

Ça reste par contre bien plus cher que tout le reste du Mexique. Nous avons très bien mangé et voici quelques adresses que nous avons testé.

Diavola pizzeria. 
Les pâtes de ses pizzas sont hyper fines et incroyablement croustillantes. Elles sont certes peu garnies mais nous avons tous les deux eu un peut de peine à terminer notre assiette.

Café banana.
Nous avons très bien mangé dans ce café tout simple. Seul regret, c’est assez cher (pour le Mexique) pour les portions proposées.

Mina.
Le service est adorable. Nous n’y avons pas mangé, mais juste pris un verre et avoir beaucoup apprécié la vue, le cadre en lui même de l’hôtel et les sourires des serveurs.

Lorsque l’on quitte Tulum par le sud nous nous retrouvons à l’entrée d’une réserve.

 

Réserve de la biosphère de Sian Kaan.

C’est un partenariat avec Bion 3 qui nous a conduit à descendre tout au bout de cette presqu’île. L’idée étant de nous faire vivre trois jours sportif sur le thème de l’énergie nous avons jeté notre dévolu sur ce coin de paradis et tout organisé. Nous avons embarqué nos vélos dans la bene du pick up, nos masques tubas et palmes et toute l’énergie que nous avions en stock et nous sommes partis à l’assaut de cette mince bande de terre longue de cinquante kilomètres.

L’entrée dans la réserve peut se faire depuis Tulum comme nous l’avons fait les deux fois ou alors depuis Muyil. Muyil, où il existe d’ailleurs un site archéologique maya relativement peu visité. Le prix d’entrée est de 35 pesos par personne ce qui équivaut à 1€50.

Mais revenons-en à la biosphère. Se rendre à Punta allen, ça se mérite. C’est le moins que l’on puisse dire. Si vous craignez la route, les trous  et les secousses en voiture, mieux vaut ne pas s’embarquer dans une telle aventure.
Les premières dizaines de kilomètres se font sur de la poussière et de la taule ondulée. Pas le plus agréable à rouler mais cela reste encore faisable. La longue route nous fait passer par Boca Pailla, un pont surplombant la lagune au niveau ou celle ci se jette dans la mer des caraïbes.

De là vous pourrez admirer quelques crocodiles se faisant dorer la pilule juste aux pieds du pont.  Nous en avions d’ailleurs filmé la première fois que nous étions venus dans le parc deux mois plus tôt (et que vous pouvez retrouver dans cette vidéo qui sans aucun doute devrait vous donner envie de découvrir les environs !). L’espèce de lac rose ne se voit pas depuis la route, enfin depuis le chemin plutôt !

Une fois passé Boca pailla on s’enfonce dans la jungle à nouveau. La route est quelque que inconfortable mais on est encore loin de ce qui nous attend après. On alterne entre longer la mer et se frayer un chemin dans la jungle, c’est vraiment dépaysant. Parfois sur la gauche on aperçoit de petit renfoncements pour rejoindre la mer déserte. Le spot parfait si l’on fait abstraction des monticules de détritus plastiques qui jonchent le sol. ils sont partout, et arrivent à chaque ouragan. Ils viennent par centaine de milliers pourrir le sol de cette réserve magnifique et pourtant préservée.

A partir de Punta Zamach la route se veut plus difficile. C’est même un doux euphémisme, elle est chaotique. Comptez au bas mot cent cinquante trous pour cent mètres. Des petits, des gros, des pierres sur la route. Slalom assuré surtout qu’il vous sera indispensable d’éviter les iguanes petits et grands qui profitent de la route pour s’abreuver de soleil.
Mais c’est peu cher payé vu ce qui attend au bout de cette route sans fin.

Le paradis.

La difficulté de la route laisse derrière elle de nombreux touristes ce qui fait de cette petite pointe du bout du monde un endroit très préservé du tourisme de masse.

Où dormir ?

Ne comptez pas loger ici gratuitement pour autant. Sauf si vous avez votre propre tente. Auquel cas vous pouvez aller dormir au bord de l’eau (et des détritus).
Nous avons fait le choix de dormir à l’hôtel Sol caribe. Un petit hotel avec assez peu de chambres mais qui donnent soit sur la mer soit sur la jungle. Il dispose de son propre restaurant (trois plats proposés par repas) et archi frais. Nous avons très bien mangé et les prix sont… dignes de ceux de Tulum.
L’hôtel se veut écologique et n’a pas de piscine. Il propose des kayaks pour ceux qui veulent s’aventurer sur la mer comme nous avions prévu de le faire si le vent n’avait pas contrecarré tous nos plans.
Le personnel est majoritairement sympathique et le cadre très agréable.

 

L’hôtel donne sur la plage et les levers de soleil se font justement sur la mer. Le spectacle vaut bien le réveil.
L’eau est d’un bleu turquoise vraiment saisissant. Le lieu est très calme, c’est vraiment très ressourçant.

Pour notre chambre « suite vue mer » comptez 255 $ par nuit + taxes ce qui tout compris donne 303 $ par nuit. Petit déjeuner non inclus.
Les « suites vue jungle » sont un tout petit peu moins chères. Comptez 235 $ par nuit au lieu de 255 $ + taxes.

 

Quelles activités faire à Punta Allen ?

Découvrir la nature

La faune par la mer

Punta Allen et particulièrement le petit village de Javier Rojo Gomez est le spot idéal pour partir en bateau observer les animaux en liberté. Je vous parlais tout à l’heure des iguanes en liberté, il y a des centaines d’espèces d’oiseaux magnifiques ainsi que des crocoldiles et… des dauphins, des tortues et des lamentins à l’état sauvage.

Il existe quelques spots de départ pour ces excursions en petit nombre. Comptez entre 6 à 8 personnes par bateau selon la barque.

Tarif comptez environ 150 € pour une embarcation complète. Comme la nôtre (6 places).
Si vous la partagez avec d’autres passagers bien sûr c’est moins cher. Notre hôtel nous en proposait une super mais à 350 $ USD, nous avons préféré aller en chercher une ailleurs.

Dans tous les cas cela reste un budget mais le détour en vaut vraiment la peine.
A peine avions nous pris le large que nous sommes tombés nez à nez avec quatre sublimes dauphins qui plongeaient et remontaient à la surface longeant le bateau. Un magnifique spectacle. Nos huit petits yeux pétillaient comme jamais. Timothy criait « Phin phin phin là. Phin ci maman ». Et Eleanor ne les quittait pas des yeux, la voix coupée par tant de beauté.

Une fois quitté les dauphins nous avons rencontré une énorme tortue. Alors pour être honnête après avoir nagé avec des dizaines de tortues (en liberté) à Akumal, cette rencontre nous a semble assez quelconque. Elle était loin, nous n’avons pas pu la voir sortir la tete de l’eau, elle était à un droit avec des algues… pas le meilleur spot pour admirer une tortue en liberté, mais on en crache pas dessus hein !

Nous avons repris notre route et nous sommes dirigés avec notre guide vers la barrière de corail ou nous sommes restés quarante cing minutes à faire du snorkel, nager, et admirer les sublimes fonds marins. Notre guide a emmené Sébastien dans des recoins incroyables. Nous étions seuls au monde.

Après ces belles rencontres avec les poissons nous nous sommes dirigés vers ce qu’ils appellent la piscine naturelle. C’est un endroit tout simplement paradisiaque. L’eau y est très peu profonde sur des centaines de mètres. Elle est d’un bleu limpide. La sable est blanc et doux, un vrai bonheur.
A peine descendu du bateau nous faisons la rencontre avec une étoile de mer. Posée au fond de l’eau translucide sa couleur dénote du sol et elle nous saute aux yeux. C’est une étoile de mer adulte, et nous ne tarderons pas à en découvrir une bébé. C’est l’endroit idéal pour étudier avec les enfants toute cette faune marine et comment les appelle t-on dans les autres langues.

L’endroit est à peine réel, et nous trainons les pieds dans le sable lorsque notre guide nous fait signe qu’après quarante cinq minutes ici l’heure est venue de prendre le chemin du retour.
Je serais bien restée là à flotter pour encore une petite décennie.

Si vous souhaitez trouver de magnifiques coquillages, si gros que vous ne pouvez pas imaginer en voir un jour de votre vie… c’est ici.
Nous les trouvons à la pelle. Parfois en très bon état, parfois un peu moins mais la chasse aux coquillages est une activité qui peut vite vous entrainer et vous faire avaler les kilomètres sur la plage pour remplir vos paniers déjà trop pleins. Nous avons fait le choix de ne pas en rapporter. Ils sont tellement gros que nous n’aurions jamais pu les mettre à l’entrée avec nos beaux coquillages ramassés au fil des ans et des destinations. Mais nous avons pris des photos pour immortaliser ces rencontres tout de même un peu hors du commun.

La flore par la terre

Nous avions embarqué avec nous nos vélos. Un choix bien stratégique qui s’est avéré très judicieux. Nous avons laissé la voiture, installés les enfants dans leurs sièges et sommes partis vers le sud du sud. La route qui mène au phare n’est pas carrossable. Des trous, des branches, des pierres, des troncs et noix de coco… un vrai slalom en pleine jungle. Par moment on aperçoit la mer sur la gauche.

Quelques kilomètres plus tard, nous voilà arrivés à phare. Il n’est pas beau. On ne vient pas là pour le prendre en photo, mais plutôt pour le sentiment d’isolement total que ce lieu procure. C’est la toute fin d’une presqu’il qui a commencé des dizaines de kilomètres plus haut, au niveau Tulum. Un seul minuscule chemin en permet l’accès et ici nous sommes seuls de chez seuls. Nous quittons nos tenus de sport, enfilons nos maillots de bain sous le regard des pélicans et glissons tous les quatre dans l’eau. L’endroit s’offre à nous, rien qu’à nous et pendant près d’une heure nous nous baignons au rythme des douces vagues venues s’écraser aux pieds des vélos.

 

Où manger à Punta Allen ?

Nous avons testé deux restaurants qui se sont avérés être le même, mais l’un de midi à trois heures et l’autre qui prend le relais par la suite.

Il s’agit du fisherman. On y mange très bien pour un prix à peu près raisonnable. C’est le bord de mer et les poissons et fruits de mer sont vraiment à l’honneur. Leurs pescado fritos, camarones empanizado et camarones al mojo de ajo ont fait notre bonheur. Leur horchata (boissons typiquement mexicaine) n’est par contre pas le meilleur que nous ayons bu (trop de glaçons).

 

Merci à Bion 3 pour cette chouette parenthèse nature et sport !

Pour plus d’informations sur Bion3 les infos sont disponibles sur leur site Internet.

Et parce qu’une vidéo vaut mille images ! ACTION !

2 Comments
  1. Splendide ! Ça donne vraiment envie 🙂

  2. Je découvre votre itinéraire et vos articles. Moi qui n’aime pas lire j’ai beaucoup aimé. Bravo rt merci.
    Soizic

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