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Parc musée de la Venta – Le choc

Ce mardi 12 décembre s’annonçait beau. Nous venions enfin de récupérer nos batteries pour Liberty que nous avions désespérément attendu et le soleil était revenu après une semaine à bouder franchement toute la moitié est du Mexique. Nous avions pris la décision de quitter notre campement demain et qu’avant de partir il serait bon d’aller visiter le site archéologique de la venta, au coeur de la ville de Villahermosa.

Nous plions bagages, direction La venta.

A notre arrivée nous sommes accueillis par une grosse tête olmèque bien imposante qui marque l’entrée du lieu. C’est d’ailleurs cette tête que j’ai vu apparaitre partout en faisant mes recherches sur le site.
Nous passons donc la grille d’entrée et quelques mètres plus loin c’est le choc. Sur notre gauche une fosse est installée et quatre singes transpirent le désespoir.

Est-ce une plaisanterie ? Où sommes nous ?
C’est un ZOO !!!!

Fini la joie et les chants si impressionnants de leurs cousins rencontré une semaine plus tôt dans la jungle de Catemaco. Sébastien me regarde.
 » Tu savais ?  »
 » Evidement que non… on ne serait jamais venus sinon. Parque museo de la venta pour moi ça signifie Parc Musée du site de La venta, sur lequel j’ai beaucoup lu par rapport à la civilisation Olmèque, et en aucun cas sur un ZOO « .

Les enfants ne veulent pas faire demi-tour mais Eleanor nous questionne sur ces animaux qui lui paraissent bien pâles et malheureux. Nous décidons de continuer et de se servir de cette expérience pour lui expliquer ce qu’est la captivité, ce qu’on en pense et pourquoi sommes nous aussi tristes devant ce spectacle, une désolation qu’elle partage. C’est l’occasion de lui expliquer où sont censés vivre ces animaux, comparer à tout ceux que l’on a déjà vu dans leur état naturel, mais aussi pourquoi ils ont été amenés ici, et c’est notre réponse à cette dernière question qui la laisse la plus perplexe…
 » Mais Papa pourquoi les ont amené ici pour que les gens puissent les voir ?  »
Ce fut bien difficile de trouver une réponse à cette question.

Nous avons donc continué la visite en délaissant assez rapidement ces cages. Mon coeur se serrait, je voyais Sébastien se mordre les lèvres et presser le pas. Nous devions absolument passer à autres chose.

 » Zona archeologica « , ça y est elle est là, nous ne nous sommes pas trompés d’endroit. Nous devons signer un papier pour y accéder. L’entrée se fait face à un arbre majestueux. S’il y a bien une chose que nous devons accorder au lieu c’est que la végétation est luxuriante. Au milieu de cette immensité verte nous retrouvons le sourire.

Le chemin nous balade au milieu de soixante-dix sculptures de la civilisation olmèque.
C’est assez impressionnant. La forme des visages est très différente de celles que l’on trouve ailleurs, le bas de la mâchoire est carré e imposant, de même que leurs nez. Leurs yeux sont légèrement bridés. Un drôle de mélange africano-asiatique.

Nous continuons la visite en suivant le chemin tracé et découvrons tout un tas d’autres statues. Du Yogi au gouverneur, tout le monde y passe. Une fois terminé l’itinéraire nous prenons le chemin de la sortie et tombons nez à nez avec une immense serre. Des oiseaux y volent ce sont des ara macao d’une incroyable beauté.

Le fait de pouvoir les approcher de si près et les voir voler nous en fait presque oublier qu’une fois de plus ils sont en cage, et inconsciemment on apprécie le moment. Les enfants sont subjugués par toutes ces couleurs et de pouvoir s’approcher de si près. Après tout ce n’est pas vraiment normal.

 

 

C’est lorsque l’un d’eux vient atterrir sur moi pour la seconde fois consécutive que je ne peux m’empêcher de repenser, « qu’ils me laissent partir avec ». Nous terminons la petite ronde et alors que nous poussons la première porte qui nous sépare de la liberté ma première pensée est il n’y a plus aucun garde, je regarde Sébastien, les yeux tristes il pense comme moi, ce serait tellement beau de pouvoir les faire sortir « involontairement ». Nous n’avons pas encore passé le premier portique que l’un d’eux arrive. Nous quittons les lieux tristes, la passion de l’instant avec les oiseaux s’est bien vite évaporée. Nous retraversons les allées et le spectacle nous semble plus terrible encore.

Plus jamais nous ne nous ferons avoir de la sorte.  La cause animale est aussi importante que celle de la planète et celle de l’humanité. Et ça fait aussi parti des valeurs que l’on veut transmettre à nos enfants.

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